Le directeur général de l’Onil soutient que l’Algérie peut substituer à l’importation de la poudre de lait par la mise en place de mécanismes pour encourager la production nationale.
La production du lait, véritable problématique qui ne cesse de rebondir à chaque fois d’autant que la dépendance de l’importation de la poudre est très importante. La filière lait qui obéit aux pressions de certains lobbies et spéculateurs peine à décoller puisque les pénuries sont devenues légion dans un pays où la dépendance de l’importation a imposé une certaine «insécurité». Intervenant, hier sur les ondes de la Radio nationale, le directeur général de l’Office national interprofessionnel du lait (Onil) a souligné que «la majorité des laiteries ont intégré le nouveau dispositif de développement de la production nationale de lait, appuyant ainsi les propos du ministre de l’Agriculture, Rachid Benaïssa, qui a réuni avant-hier les comités interprofessionnels du lait. Etayant ses dires, M. Messar précise que 99 laiteries ont intégré le nouveau dispositif, à savoir l’utilisation du lait cru dans la production. Quinze autres laiteries relevant du secteur public ont également intégré ce nouveau dispositif que l’Etat semble encourager en mettant en place une prime dite d’intégration. Dans le même ordre d’idées, l’invité de la Chaîne III a révélé que les laiteries privées, au nombre de 120, s’impliquent avec force dans la production et la transformation du lait. La mojorité des laiteries ont intégré le nouveau dispositif, alors qu’une douzaine ne l’ont pas encore fait. Répondant à une question relative à la dépendance de la poudre de lait, importée en quantité importante, le directeur général de l’Onil explique que «l’élevage de vaches laitières a permis de réduire la facture de l’importation. On compte actuellement 26 000 éleveurs. Les quantités importées permettent seulement de réguler le marché pour couvrir nos besoins». S’étalant en détail sur le nouveau dispositif de développement de la filière lait, M. Messar indique que la quasi-totalité des laiteries l’ont intégré, et ce, pour bénéficier des avantages qu’offre l’Etat. Mis en place en janvier 2011, ce dispositif exige des transformateurs qui y adhérent d’intégrer le lait cru dans leur processus de transformation. Une condition, parmi d’autres, liant la laiterie à l’Office national interprofessionnel de lait (Onil), qui encadre ce dispositif.
«Les laiteries qui n’arrivent pas encore à intégrer le lait cru dans la production du lait pasteurisé vendu au consommateur à un prix administré de 25 DA/litre, doivent justifier cela avec des «raisons valables» qui les empêchent de collecter le lait cru», a instruit le ministre lors d’une réunion de concertation regroupant les membres du Conseil interprofessionnel du lait. Par rapport aux pénuries cycliques qui frappent cette filière, M. Messar tente de convaincre qu’il s’agit d’une crise de distribution. La filière lait qui compte 120 laiteries dont 15 relèvent du secteur public, peine à relever le défi auquel elle est confronté, à savoir la dépendance de l’importation. Optimiste, le directeur de l’Onil a fait comprendre que l’Algérie peut, à moyen terme, substituer à l’importation de la poudre par la mise en place de mécanismes de soutien et de mesures attractives capables de booster la production nationale par l’élevage. «On est sécurisé pour de bon en principe, c’est une question d’organisation», a-t-il conclu. Notons enfin que pendant les six premiers mois de 2011, 15 000 vaches ont été importées. En 2010, pendant toute l’année, le privé a importé 25 000 vaches. Par conséquent, une augmentation de la collecte, en moyenne mensuelle de 34%, a été enregistrée.
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