ALGER (Algérie), 27 sept 2011 (AFP) - L’Algérie et le CNT libyen vont former prochainement des commissions qui se pencheront sur des dossiers de coopération pour donner à leurs relations un « caractère officiel et continu », a déclaré mardi le chef de la diplomatie algérienne Mourad Medelci.
« Il n’y a pas de doute que la décision du gouvernement algérien de travailler étroitement avec les nouvelles autorités libyennes afin d’asseoir une coopération bilatérale féconde, va permettre aux deux pays de travailler ensemble d’une manière plus franche car, jusqu’à présent, nous n’avions que des contacts à caractère officieux et discontinus », a-t-il déclaré à l’agence APS.
« Nous allons, maintenant, donner à nos relations un caractère officiel et continu », a-t-il précisé.
« La Libye a été, en partie, détruite et les services de sécurité ont été complètement déstabilisés à un moment où le besoin pour ces services se fait sentir d’une façon encore plus importante », a ajouté le ministre.
Il a déclaré que pour l’ensemble de ces questions, « nous sommes convenus avec nos frères Libyens de composer des équipes qui vont travailler sur différents dossiers » liés à toutes ces questions, a-t-il précisé.
Interrogé sur de récentes déclarations faites par Aïcha Kadhafi, la fille du dirigeant libyen qui avait notamment qualifié les responsables du CNT de « traîtres », M. Medelci a répondu: un « message a été porté à l’attention d’Aïcha et les autres membres de sa famille pour qu’ils respectent, désormais, leur statut d’invités en Algérie et qu’ils s’écartent complètement de toute action politique. Et le message est bien passé aux intéressés ». Aïcha Kadhafi a assuré le 23 septembre que son père combattait sur le terrain, s’en prenant aux nouvelles autorités qu’elle a qualifiées de traîtres, dans une intervention téléphonique sur la chaîne de télévision Arraï, basée en Syrie.
Aïcha, ses frères Mohamed et Hannibal, sa mère Safia notamment, ont été autorisés fin août à entrer en Algérie pour des « raisons strictement humanitaires », selon Alger.
L’Algérie a reconnu de facto les nouveaux dirigeants libyens en exprimant le 22 septembre sa volonté de travailler « étroitement » avec le CNT.




